La Malaisie compte neuf sultanats sur la péninsule: Kelantan, Kedah, Johor, Pahang, Perak, Perlis, Terengganu, Negeri Sembilan, Selangor et les Etats de Penang et Melaka, avec un gouverneur en tête. Ensemble avec Sarawak et Sabah, ils constituent les treize Etats de la fédération malaisienne avec le territoire fédéral de Kuala Lumpur comme capitale. Chaque Etat est gouverné par son gouverneur. Il y toutefois un fait unique : le roi est élu parmi les chefs d’Etat de chacun des neufs sultanats et peut seulement régner pendant cinq ans.

Borneo, la perle verte

Bornéo, la troisième plus grande île au monde après le Groenland et la Nouvelle-Guinée, couvre une surface d’à peu près 740.000 kilomètres carrés. Plus de 50% de l’île comprend des plaines sous forme de forêts tropicales et marécageuses. Les rivières constituent les artères principales pour le transport et la communication des terres intérieures vers la côte. La plupart des habitations sont concentrées le long de ces rivières et autour des régions côtières. D’un point de vue politique, nous pouvons répartir Bornéo en trois régions: la Malaisie occupe 35% de la surface de l’île, la région indonésienne de Kalimantan occupe 65% de la surface et moins de 1% est attribué à l’Etat indépendant de Brunei, entouré par la Malaisie.

Où commencer

La Malaisie propose un brassage culturel de races et religions: Chinois, Indiens, Malay et tribus autochtones y vivent en harmonie. Grâce à ce mélange vivant, la Malaisie est un véritable paradis gastronomique qui offre des centaines de festivals. La Malaisie offre une myriade de surprises et découvertes : des montagnes aux jungles et mangroves tropicaux aux plages de sable blanc et récifs coralliens.

Malaisie occidentale

Il y a 130 ans, Kuala Lumpur, connue comme « KL », était juste une sale petite ville minière chinoise active dans le commerce d’étain. Lorsqu’on a commencé à découvrir de plus en plus d’étain, la ville s’est rapidement développée, et des confréries chinoises secrètes se combattaient pour les réserves d’étain. A la fin du 19ième siècle, le leader chinois Yap Ah Loy, les Britanniques et le gendre du Sultan de Selangor se sont unis pour faire de Kuala Lumpur une ville digne de ce nom. La ville renaît tel un phénix de ses cendres, avec de jolies maisons, d’innombrables millionnaires et la construction d’un nouveau chemin de fer. La gare centrale en style maure-arabe peut témoigner de ce nouvel élan. Presque 80 % de la population était constituée par des Chinois qui devaient payer des impôts aux Britanniques pour l’utilisation du port, pour le commerce d’opium, pour les activités dans les maisons privées de prêt sur gage, … En même temps, les Britanniques ont commencé à organiser des formations pour les riches Malais et de nombreux Indiens sont entrés dans le pays comme main-d’œuvre bon marché pour travailler sur les plantations de caoutchouc. Partout dans la ville, des temples hindous colorés ont été édifiés. Lors de l’occupation turbulente des Japonais, le premier esprit de nationalisme malais a vu le jour, et en 1957, Kuala Lumpur est devenue la capitale d’une fédération malaisienne indépendante. A ne pas manquer lors d’une visite à la ville sont les tours Petronas Twin Towers, le Masjid Jame, le bâtiment sultan Abdul Samad, le marché central et l’imposante gare Kuala Lumpur Railway Station. Le quartier chinois Chinatown et le quartier indien valent également le détour.

Le parc national Taman Negara de 4343 km² comprend une forêt pluviale tropicale intacte de plus de 130 millions d’années, et elle est donc plus vieille que l’Amazonie. Le grès, le calcaire et le granite constituent la base géologique du parc, et vous y trouverez le sommet le plus élevé de la péninsule, à savoir le Gunung Tahan de 2178 m. Le parc est un réel paradis botanique avec des gigantesques arbres tualang, d’énormes fougères, lianes et plantes parasites. De nombreuses espèces d’arbres et de plantes sont utilisées comme plantes médicinales par les orang asli, les habitants semi-nomades et animistes de la jungle de Malaisie. Des macaques, gibbons et langurs se balancent en haut des arbres, et des calaos colorés y font leur nid. Vous y trouverez également d’autres espèces mammifères plus grandes comme des porcs sauvages, des tapirs, des éléphants et avec un peu de chance, même un rare rhinocéros ou un tigre. D’autres points culminants d’une visite au parc sont une exploration de la randonnée « canopy walk » qui offre une magnifique vue sur la jungle et la rivière, ou alors une promenade nocturne.

A partir du sud de la péninsule de Malaisie, une route sinueuse construite pendant l’époque coloniale, mène jusqu’à 1500 mètres d’altitude vers les Cameron Highlands. Ici, il fait frais et l’on peut se promener sur des sentiers cachés dans les forêts tropicales qui entourent les hauts plateaux. On peut également y visiter des plantations de thé ou de petits villages des orang asli. Les planteurs de thé britanniques et les fermiers chinois ont découvert cette région qui était jadis uniquement habitée par ces orang asli semi-nomades, qui partent toujours à la chasse avec leur fêle en main.

L’île de Penang (île des noix de bétel) a été conquise à la fin du 18ième siècle par la Compagnie britannique des Indes orientales comme comptoir pour le commerce lucratif avec la Chine. La ville de Georgetown, nommée ainsi en honneur au roi britannique George III, a pu se développer en une ville multiculturelle grâce aux activités commerciales avec la Chine, l’Inde et la péninsule arabe. Les curiosités les plus importantes de la ville comprennent notamment l’ancien centre-ville colonial britannique, quasi intact, et Fort Cornwallis. Mais les Chinois, qui constituent la moitié de la population de l’île ont le plus marqué de leur empreinte la ville et l’île. Dans le vieux centre-ville de Georgetown, nous retrouvons d’anciens commerces chinois remarquablement peints dans des couleurs pastel, et souvent décorés par des ouvrages de stuc. Derrière ces façades colorés, l’on retrouve des pharmacies chinoises traditionnelles, des ateliers de fabrication de caisses, des magasins avec de l’art traditionnel, etc. Les Chinois ont également laissé leurs temples colorés et maisons de clan, dissimulés entre les églises coloniales, les temples hindous et les mosquées. Cet aspect historique multiculturel et bien conservé de la ville a convaincu l’Unesco de placer Georgetown au patrimoine mondial de l’humanité. Le côté nord de l’île de Penang est également populaire chez les amateurs de plages. Surtout Batu Ferringhi (les rochers portugais) est très populaire pour ses bons restaurants, sa plage et la proximité du parc naturel, même si l’eau de mer n’est pas idéale pour y faire du snorkeling.

Borneo

La province de Sarawak est la plus grande province de la fédération malaisienne et elle comprend 37,5 % de la superficie totale des terres avec ses 124.450 kilomètres carrés. Les rivières principales coulent toutes du sud vers le nord, et avec ses 563 km, la rivière Rajang est la plus longue rivière de Sarawak et de Malaisie. Près de 2,4 millions de personnes y habitent au total, ce qui signifie environ 20 habitants par kilomètre carré.

Seulement 21 % de la population est malaisienne, à savoir la descendance de la population indigène qui s’est convertie il y a environ 400 ans à l’Islam, et qui a repris ses traditions. Les Mélanie, qui compte environ 100.000 personnes à Sarawak sont également des Malais indigènes, mais ils parlent un autre dialecte et ont d’autres caractéristiques physiques que les Malais, arrivés depuis la péninsule il y a de nombreuses années. L’on retrouve également beaucoup de Chinois dans les grandes villes, des immigrants arrivés au 19ième siècle. Ils représentent environ 29 % de la population de la province. La plupart parmi eux proviennent du sud de la Chine et parlent différents dialectes, comme le cantonais, le hakka, le hokkien, … Le plus grand groupe ethnique sont les Iban, qui représentent 30 % de la population. Il s’agit d’anciens chasseurs de têtes. Un autre grand groupe ethnique qui vit surtout dans la région de Kuching est la tribu des Bidayuh, et avec environ 107.000 personnes, ils représentent également 5 % de la population de la province. Les autres 5 % de la population de la province sont de plus petites minorités comme les Kenyah, Kayan, Kelabit, Lun Bawang, Kajang, Kedayan, Bisaya, Punan et Penan,…. Ces groupes de population sont le plus touchés par l’exploitation forestière, et ils ont ainsi perdu une grande partie de leur habitat.

Kuching est la capitale de Sarawak, et le nom de la ville est le nom malais pour chat. Lorsque James Brooke est remonté pour la première fois sur la rivière Sarawak, il a embarqué plusieurs hommes locaux à la côté pour qu’ils l’amènent en toute sécurité jusque dans la ville. Le long de la rivière, il a vu un félin, sans doute un chat civette. Lorsqu’il demandait aux hommes locaux à bord de son bateau quel était cet animal qu’il avait observé, ils lui ont répondu « kuching ». Il aurait alors donné le nom Kuching à la ville. James Brooke, qui avait jadis été au service de la Compagne britannique des Indes orientales, a décidé d’entreprendre un voyage d’exploration vers les terres intérieures de Bornéo. En 1839, son navire lourdement armé « The Royalist » a remonté la rivière Sarawak jusqu’à la partie où se trouve actuellement Kuching. Lorsqu’il a mis pied à terre, et fait la connaissance du Prince Makota de Brunei, il a proposé à ce dernier d’intervenir comme médiateur entre le sultanat et les tribus indigènes rebelles. Les dernières étaient fort intimidées par les armes de Brooke, ultra modernes à l’époque. Ils sont rapidement parvenus à un accord. Le Sultan de Brunei était fort reconnaissant de l’intervention du Britannique et il lui a offert tout le territoire qui représente le Sarawak actuel. James Brook s’est proclamé « raja » ou roi de Sarawak le 18 septembre 1842. Il était le premier de trois « rajas blancs » qui ont régné pendant presque un siècle sur le territoire. Entre 1854 et 1862, l’anthropologue britannique célèbre Sir Alfred Russel Wallace a voyagé dans l’archipel indo-malaisien.

Wallace vivait à la même époque que Charles Darwin, qui a séjourné pendant deux ans à Sarawak suite à une invitation de James Brook, pour y rassembler des spécimens lors de ses voyages vers l’intérieur du pays. Il a découvert un phénomène tout à fait unique sur l’île, à savoir que la plupart des espèces animales volantes se trouvent sur l’île de Bornéo, comme le colugo ou le lémurien volant, des écureuils volants, des serpents et des lézards volants et même des grenouilles volantes. Après l’occupation japonaise, Kuching a continué à se développer pour devenir l’une des villes les plus agréables en Asie du Sud-Est où l’on retrouve un amalgame unique de cultures, avec les tribus indigènes et les Chinois et Malais modernes.

Les Iban sont les occupants originaux de l’île de Bornéo, qui tout comme les autres tribus Dayak cultivaient la terre, cueillaient des produits de la jungle et vivaient de la chasse et de la pêche. Les preuves archéologiques montrent qu’ils peuplaient déjà l’île de Bornéo il y 50.000 ans. Ils ont émigré depuis la région des lacs Kapuas à Kalimantan vers la province Sarawak au 15ième siècle. Leur tribu a vite grandi en nombre et l’augmentation de la pression sur le peu de terres cultivables les a forcés à bouger vers de nouveaux territoires. L’on estime qu’ils sont arrivés pour la première fois à Sarawak dans la région de Serian, à environ 40 km de la frontière avec Kalimantan. Les Iban se sont battus contre les tribus ennemies qu’ils rencontraient sur leur passage, non seulement ils étaient chasseurs de têtes, mais ils réduisaient également leurs prisonniers en esclaves quand ils ont repris le territoire de la population indigène de Sarawak. L’incorporation d’esclaves était nécessaire pour découvrir et exploiter leur nouveau territoire. Ils étaient les premiers à introduire la pratique de chasseurs de têtes à Bornéo, et en général, l’on estime que ceci s’explique par la surpopulation. Leur façon de faire la guerre était cruelle et sanglante, et ils ont presque commis un réel génocide. Plusieurs tribus de Sarawak ont été exterminées par les Iban, qui ont assimilé leur culture. Les Iban habitaient traditionnellement dans des « longhouses », des longues constructions sur pilotis avec un toit en feuilles de palmier. Un longhouse est divisé en trois parties : la véranda extérieure est utilisée pour faire sécher du riz, du caoutchouc ou du poivre ; ensuite la véranda couverte ou « ruai » est la partie commune où les gens travaillent et se reposent et où les gardes dorment la nuit; et puis, chaque famille dispose de ses propres pièces privées ou « bilik » qui est une grande chambre.

A environ 100 km au sud-est de Miri se trouve le Parc National de Mulu, qui est avec une surface de 544 km carrés, le plus grand parc national de la province de Sarawak. La première importante expédition de recherche effectuée en 1977-78 par la Royal Geographical Society a duré 15 mois. Une équipe de 115 scientifiques a étudié l’écologie de la jungle, la faune et la flore, la géologie, les grottes et les systèmes des rivières. Ils se sont faits aider par la population locale des orang ulu qui vivaient sur le territoire du parc actuel (Penan, Berawan et Kayan). Le parc qui a créé en 1984 a ouvert ses portes aux visiteurs en 1994. En 2000, l’Unesco a classé le parc dans la liste du patrimoine mondial de l’humanité sur base de tous les quatre critères de reconnaissance appliqués par l’organisation ; les processus géologiques et la formation de la terre que l’on y retrouve témoignent de l’une des phases les plus importantes de l’histoire de la terre ; nous pouvons y observer d’importants processus écologiques et biologiques en termes de faune et flore et dans le développement de systèmes écologiques. Le parc dispose de phénomènes naturels d’une beauté exceptionnelle et la présence d’une flore et faune uniques crée une énorme biodiversité où l’on découvre continuellement de nouvelles choses. L’Unesco a encore décrété que le phénomène des chauves-souris insectivores qui s’envolent tous les soirs ainsi que la vie observée dans les grottes est unique.

Mulu est le meilleur exemple de processus karstiques au monde : les phénomènes karstiques apparaissent quand la pierre calcaire ou le carbonate de calcium se dissout dans l’eau des rivières ou les eaux souterraines pour ensuite créer des trous, fissures et grottes.

La province de Sabah, avec une superficie d’environ 76.000 km carrés et près de 3,2 millions habitants est en termes de niveau de vie la province la plus pauvre de la Malaisie, nonobstant la grande richesse de matières premières naturelles qui ont été pillées par les colons et les commerçants chinois. Près de 10 % de la surface de la province est une zone protégée, avec 3 % de parcs nationaux gérés par Sabah Parks et 7 % de réserves naturelles protégées par la gestion des forêts et des espaces naturels (Sepilok, Gomantong), WWF (Lower Kinabatangan Wildlife Sanctuary), mais également par le Sabah Foundation qui protège certaines zones comme la vallée Danum et le bassin de Maliau. La principale source de revenus de la province est l’huile de palme. Sabah regroupe 32 groupes ethniques différents, dont les plus importants sont les Dusun et les Kadazan, suivis des Rungus, Murut, Bajau, orang sungai, Chinois et Malais. Dans le passé, les Kadazan, Dusun et Murut étaient également des chasseurs de tête redoutés, mais l’on avait introduit un jour de paix une fois par semaine, le jour de marché. Chaque région y avait son « tamu » ou lieu de rencontre, un endroit important où les habitants de la côte vendaient des produits aux habitants de l’intérieur du pays et vice versa. C’était le jour où l’on s’échangeait des informations et des ragots, où l’on buvait du vin de riz et où l’on vendait les buffles (pour la dot). Le marché a toujours lieu le dimanche à Gaya Street à Kota Kinabalu.

Le 2 février 2000, Kota Kinabalu a obtenu le statut de ville, même si la ville avait déjà été créée en 1881 comme protectorat et comptoir britannique sur l’île de Gaya, l’une des cinq îles situées devant la ville actuelle. En 1899, quand la ville s’était déjà fort étendue, ils ont rebaptisé le village Jesselton, d’après Sir Charles Jessel, vice-président de la Compagnie Britannique de Bornéo du Nord. Jesselton était également connue sous un autre nom, notamment « api-api », ce qui signifie feu ou incendie. Ce nom aurait ses origines dans le fait qu’il y avait souvent des incendies suite à des festivités avec du feu d’artifice. D’autres expliquent qu’il provient des arbres avicennia, ou kayu api, dont on utilisait le bois comme combustible pour cuisiner. Le Bornéo du Nord, ou plutôt Sabah, est officiellement devenu une colonie de la Couronne britannique le 15 juillet 1946, et l’on a en même temps élu Jesselton comme sa capitale. Car l’ancienne capitale Sandakan avait été détruite par des bombardements. La ville a complètement était construite à partir de zéro, et le 30 septembre 1968, elle a été rebaptisée Kota Kinabalu. La nouvelle partie de la ville située le long de l’eau est entièrement construite sur des terres gagnées sur la mer. Avant il y avait seulement des villages sur l’eau et des zones de mangrove. Devant la ville, s’étend un parc marin, composé de cinq petites îles et facilement accessible en bateau: idéal pour faire du snorkeling ou de la plongée, ou pour simplement se détendre sur les jolies plages.

Sandakan était l’ancienne capitale de la Compagnie Britannique de Bornéo du Nord jusqu’en 1883. Bien rapidement, la ville s’est développée en un comptoir commercial important. Au milieu des années ’30, l’exportation de bois a connu son apogée à Sandakan : avec 180.000 mètres cubes par an, c’était le port d’exportation de bois tropical le plus important au monde. Bien vite, la ville a obtenu la réputation d’y héberger la concentration la plus élevée de millionnaires au monde. Cela a tout à fait changé quand les Japonais ont occupé la ville au cours de la Seconde Guerre Mondiale. 2700 prisonniers de guerre indonésiens, britanniques et australiens ont été stationnés dans leur camp pour prisonniers de guerre, et ils étaient amenés depuis Singapour pour aider à construire une piste d’atterrissage militaire pour ravitailler leurs troupes. Après la destruction complète de la ville à la fin de la guerre, Sandakan a à nouveau réussi à se développer en une ville portuaire importante pour l’exportation de produits de mer vers le Japon, la Chine, la Corée et les Philippines. La ville a également obtenu le statut de « Nature City » car c’est une base d’opérations parfaite pour découvrir la faune et flore unique de Bornéo, à proximité du centre de réhabilitation de Sepilok pour les orangs-outangs, l’île aux tortues de Selingan et les plaines inondables « floodplain » de Kinabatangan.

La rivière Kinabatangan coule depuis sa source, dissimulée dans les collines boisées du bassin Maliau en Sabah Central, sur une distance de 560 km vers l’est pour finir dans la mer de Sulu. C’est la plus longue rivière de Sabah, avec un bassin d’une superficie de 16.800 kilomètres carrés. En 1999, le cours inférieur de la rivière a été proclamé « A Gift to the World » par WWF Malaisie, qui protégeait la zone en collaboration avec le Sabah Wildlife Department et le Ministère de la Culture, de l’Environnement et du Tourisme et qui a créé le « Lower Kinabatangan Wildlife Sanctuary » (26.000 ha de territoire protégé). Le peuple de la rivière ou les orang sungai est un nom général pour une quarantaine de groupes ethniques différents qui vivent autour du cours inférieur du Kinabatangan, et qui sont originaires des tribus indigènes Idakan, Dusun et Tambanua. Ils ont adopté l’Islam et vivent de la culture de riz sec et de légumes, et ils plantent des arbres fruitiers semi-sauvages pour leur propre consommation. Ils pratiquent encore la pêche, et ont des fermes d’élevage de crevettes. Dans le passé, ils faisaient encore le commerce de rotin, de cire d’abeille, de camphre, de nids d’hirondelles comestibles, de corne du rhinocéros de Sumatra, de calaos (oiseau rhinocéros, actuellement illégal), … Le bambou et le rotin sont utilisés pour faire des matériaux de construction ou des nasses pour la pêche. Depuis 1991, de nombreux orang sungai sont actifs dans l’écotourisme et ils se sont avérés être d’excellents observateurs de faune pour les lodges situés sur les rives de la Kinabatangan à Sukau. Dans cette zone protégée, l’on retrouve presque toutes les espèces animales de Bornéo : des orangs-outangs, gibbons, singes nasiques, langurs, calaos, éléphants nains, panthères nébuleuses, le rhinocéros de Sumatra, etc.

Circuits

Ci-dessous vous trouvez tous nos itinéraires ‘‘prêts à partir’’, d’une semaine au minimum. Vous pouvez vous inscrire pour un tel paquet ou vous avez la possibilité de changer ici et là votre itinéraire. Vous souhaiteriez rester plus longtemps que le programme proposé ? Aucun problème ! Reliez deux trajets l’un à l’autre ou découvrez nos extensions.

Extensions

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Informations importantes

Titres de voyage & santé

Passeport international

Pour une visite de la Malaisie, vous avez besoin d’un passeport international qui est encore valable au moins 6 mois après votre retour. Veillez à demander votre passeport à temps!

Visa

Les détenteurs d’un passeport belge, néerlandais ou français ne doivent pas faire de demande de visa pour une visite touristique à la Malaisie de maximum 90 jours. Pour de plus longs séjours, il faut introduire une demande de visa à l’ambassade de Malaisie. Les autres nationalités doivent contacter l’ambassade malaisienne pour les exigences spécifiques de visa.

Assurance de voyage

Une assurance voyage complète est indispensable. Les données de votre assurance ainsi que les numéros d’urgence doivent être accessible à tout moment.

Vaccins

Aucun vaccin n’est obligatoire et il n’y a pas de malaria (paludisme) dans les zones touristiques. Pourtant, il est conseillé de contrôler bien longtemps avant votre départ la validité de vos vaccins de tétanos, diphtérie et polio. Les vaccins contre l’hépatite A et B sont également recommandés.

Paiements & hôtels

Taux de change

Vous pouvez facilement échanger sur place, et à des bons taux, vos billets d’Euro en Ringgit, la monnaie locale. Veillez à emporter un mélange de grands et de petits billets, en parfait état. Vous pouvez consulter le taux de change actuel en cliquant ici.

Cartes bancaires

Visa, American Express, Mastercard, etc. sont acceptés dans presque toutes les régions touristiques. Les distributeurs bancaires ATM sont largement présents dans les régions touristiques pour retirer des Ringgit en espèces avec la carte Visa ou Maestro Bancontact.

Pourboires

Vous pouvez donner maximum un euro par valise aux porteurs dans les hôtels. Il est également habituel de donner un pourboire aux chauffeurs et aux guides, qui s’élève à maximum cinq à huit euros par personne à la fin d’une excursion. Les femmes et les garçons de chambre reçoivent avec plaisir un pourboire dans votre salle de bains, en début ou à la fin de votre séjour. Dans les hôtels et les restaurants, le service est généralement inclus sous forme d’un « service charge » de 10%.

Confort

Tous les hôtels de notre offre sont confortables jusqu’à luxueux, leur aménagement est complet et convenable, et ils offrent un excellent service. Mis à part les hôtels que nous proposons, tooku peut en principe offrir tout autre hôtel en Malaisie sur demande.

Pratique

Electricité

220 volts. Vous avez besoin d’un adaptateur avec fiche tripolaire et broches plates. Nous vous conseillons d’emmener une prise universelle.

Décalage horaire

Malaisie occidentale: Heure belge +7 heures pendant notre hiver et +6 heures pendant notre été.

Transport

Les taxis modernes équipés d’un compteur sont relativement bon marché et disponibles en abondance dans les zones touristiques, pour que même les plus courtes distances soient très faciles et abordables en taxi. Il est tout à fait déconseillé de conduire soi-même en voiture de location ou à moto, et la détention d’un permis de conduire international est absolument nécessaire. Le permis de conduire belge ou européen n’est pas valable en Malaisie. L’âge minimum pour le chauffeur est de 21 ans.

Climat

La Malaisie est située dans les tropiques et bénéficie d’un climat chaud et humide avec des températures de jour moyennes de 28°C. Bien que vous puissiez vous attendre toute l’année à de la pluie, l’on parle d’une « période plus humide » d’octobre à février (mousson du nord-est). Située juste au-dessus de l’équateur, le soleil se lève toute l’année entre 6h00 et 7h00 et se couche entre 18h00 et 19h00.

Juin à septembre

Saison chaude et sèche. Idéal ! La température moyenne au niveau de la mer est d’environ 26 à 30°C.

Novembre à mars

La saison des pluies, avec des courtes et intenses averses, beaucoup de nuages, mais aussi beaucoup de périodes ensoleillées. Très chaud et humide !

Avril, mai et octobre

Ces mois sont agréablement chauds et ensoleillés, avec des averses tropicales sporadiques.